O GameKult deu 8/10 ao Bully: Scholarship Edition para a Wii.
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tous les stéréotypes de l'école américaine sont réunis sans vergogne par les gars de Rockstar, et passés à la moulinette avec le sens de la caricature et de la dérision qui est le leur. La narration rappelle ainsi énormément celle d'un GTA, aussi bien dans le ton toujours ironique, drôle et grinçant, que dans la mise en scène très réussie des cinématiques avec notamment un jeu d'acteur excellent.
Avant toute chose, la Bullworth Academy est une école ; avec son règlement intérieur (sévèrement appliqué) et surtout ses cours. Jimmy doit ainsi en suivre deux par jour : le premier de 9h à midi et le second de 13h à 16h. Chimie, anglais, sport, mécanique, dessin, photographie... Les enseignements sont assez variés et donnent surtout lieu à des mini-jeux plutôt bien fichus. Cela va de la simple combinaison de touches à composer avec le bon timing (chimie et mécanique) au simili scrabble où l'on doit trouver le plus de mots à partir d'un nombre limité de lettres. On pourra également faire quelques matchs de lutte ou des parties de balle au prisonnier, ou encore faire des excursions dans les alentours pour prendre certains éléments en photo.
La réussite en cours sera, en tout cas, toujours récompensée dans le jeu. A chaque exercice réussi - chaque matière propose cinq leçons différentes -, notre ado teigneux débloquera ainsi un bonus : de nouvelles prises pour les combats, une plus grande précision au tir, de nouvelles interactions avec les NPC, un vélo plus rapide ou bien encore de nouveaux gadgets pour détendre l'atmosphère
Chaque minute du jeu équivalant à une seconde, les journées à la Bullworth Academy durent donc au maximum dix-huit minutes. Ca ne paraît pas énorme comme ça, surtout avec les cours à gérer, mais le temps qui passe n'est vraiment pas une limite au fun de Bully.
On boucle la dernière mission du chapitre et Bully prend alors une toute autre dimension, un peu comme lorsque C.J. sortait de l'étouffante Los Santos pour découvrir le reste de San Andreas. Une nouvelle zone de jeu vient d'être débloquée. Désormais les grilles du pensionnat sont ouvertes. A vous la liberté, les balades en ville, au bord du lac, dans les boutiques (Jimmy peut changer de coiffure et de look comme C.J). Puis on enfourche son premier vélo et les courses de rue qui vont avec - eh oui, Jimmy n'a que quinze ans et laissera les voitures tranquilles.
A l'instar d'un GTA, on participera aussi à un bon paquet de missions dont les principales sont liées à la guerre des cinq clans de l'école. Prendre des photos de la capitaine des pom-pom girls sous la douche, planquer les bouteilles de whisky d'un prof alcoolo, saboter l'entraînement de l'équipe de football américain, tagger la façade de la mairie... Les objectifs ne manquent vraiment pas et sont généralement aussi délirants que fun à accomplir.
En dehors des missions principales et des petits jobs déjà évoqués, Jimmy pourra également tuer le temps en rendant quelques services. Il ne sera pas rare, en effet, d'être abordé par des NPC au détour d'une ruelle, et de se voir proposer une petite mission en échange de quelques billets.
Cette version Wii de Bully se situe d'un point de vue technique à mi-chemin entre le jeu d'origine sur PS2 et l'adaptation Xbox 360. Un peu plus fin et détaillé que Canis Canem Edit, on aura tout de même droit à une ambiance plus floue et grisonnante que sur la console de Microsoft. Et, comme ses cousines, la version Wii souffre également d'un frame rate qui n'aime pas trop les décors extérieurs trop gourmands et ne manquera pas de toussoter le cas échéant.
Bref, tout a été bien pensé pour la console de Nintendo. On pourra juste regretter l'impossibilité de contrôler la caméra qui pourra gêner de temps en temps, mais rien de bien grave heureusement.
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